Affichage des articles dont le libellé est Politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Politique. Afficher tous les articles
jeudi 24 octobre 2013
mercredi 27 juin 2012
La poignée de main
C'est historique : lors de sa visite officielle, la reine (d'Angleterre) a bien serré la main du numéro 2 du Sinn Fein (et ancien chef de l'IRA), Martin McGuinness, également vice-premier ministre pour l'Irlande du Nord.
mercredi 7 mars 2012
Référendum irlandais (again)
Les Irlandais ont encore frappé ! Ils auront leur référendum sur le Pacte budgétaire fiscal d'ici juin. Et déjà, des inquiétudes se font jour au sein des "marchés", des pro-Européens et des agences de notation. Les taux à dix ans de la dette irlandaise sont déjà repartis à la hausse depuis l'annonce du référendum.
Et si le peuple irlandais allait voter "non" (encore une fois) à la question posée ?
Et si le peuple irlandais allait voter "non" (encore une fois) à la question posée ?
Photo AFP
D'ailleurs, toute la question est de savoir... quelle sera, et comment sera posée, la question. Car les sujets de discorde ne manquent pas : taxes sur les maisons (inexistantes jusqu'alors), taxes sur l'eau (gratuite en Irlande), taxes sur les fosses septiques (pour répondre aux normes européennes), austérité (imposée par l'Union européenne), etc.
L'enjeu est de taille pour le gouvernement et l'Etat irlandais. Car si le "non" l'emporte, il y a fort à parier que l'Irlande se retrouvera mise à l'écart de tout fonds de secours européen - en particulier du futur Mécanisme de stabilité européenne.
L'Allemagne a déjà prévenu les Irlandais : l'Irlande a le droit de choisir en toute souveraineté... mais en cas de rejet du Pacte, ne devra pas compter sur l'aide européenne, à l'avenir.
Comme l'écrit un lecteur dans le Irish Times, le mieux serait d'organiser un référendum en deux volets. Ainsi, sur un même bulletin de vote, le peuple irlandais pourrait choisir de 1) rejeter le Pacte fiscal puis 2) d'accepter le Pacte fiscal. On éviterait ainsi des dépenses iutiles en papiers, organisation et temps perdu.
jeudi 26 janvier 2012
Occupy Irlande (suite)
La colère couve en Irlande. Elle éclate même dans les rues de Dublin où des manifestants proches du groupe Occupy Ireland se sont enchaînés depuis plusieurs jours aux grilles du ministère des finances et en bloquent l'accès.
La manifestation fait suite à l'annonce-choc du gouvernement irlandais affirmant que l'Etat irlandais n'avait "pas d'autre choix que de payer 1,25 milliard d'euros aux porteurs d'obligations" de l'ancienne banque Anglo-Irish - si le pays voulait sauver la réputation de son système bancaire et revenir le plus tôt possible sur les marchés d'obligations.
La banque par laquelle le scandale est arrivé en Irlande est l'une des principales causes du désastre financier dans lequel le pays se retrouve embourbé depuis 2008.
Spécialisée dans les prêts immobiliers durant le Tigre celtique, elle s'est retrouvée sérieusement exposée aux créances toxiques et n'a pas résisté à l'éclatement de la bulle immobilière survenue en Irlande dès 2008.
L'Etat irlandais a déjà injecté plus de 46 milliards d'euros (dont 30 milliards pour l'Anglo-Irish Bank) pour voler au secours des banques irlandaises - pour un produit intérieur brut (PIB) de quelque 160 milliards d'euros. Certains spécialistes avancent que l'Irlande aura encore besoin d'injecter quelque 50 milliards d'euros dans son système bancaire pour sortir de la crise.
Le peuple irlandais garde (pour l'instant) son calme légendaire. Pourtant, ça et là, quelques signes de mécontentement se font jour. Le mouvement Occupy Ireland en est le plus visible - surtout animé par des étudiants et quelques jeunes employés. On est encore (très) loin d'une révolution - mais les choses changent doucement.
La manifestation fait suite à l'annonce-choc du gouvernement irlandais affirmant que l'Etat irlandais n'avait "pas d'autre choix que de payer 1,25 milliard d'euros aux porteurs d'obligations" de l'ancienne banque Anglo-Irish - si le pays voulait sauver la réputation de son système bancaire et revenir le plus tôt possible sur les marchés d'obligations.
La banque par laquelle le scandale est arrivé en Irlande est l'une des principales causes du désastre financier dans lequel le pays se retrouve embourbé depuis 2008.
Spécialisée dans les prêts immobiliers durant le Tigre celtique, elle s'est retrouvée sérieusement exposée aux créances toxiques et n'a pas résisté à l'éclatement de la bulle immobilière survenue en Irlande dès 2008.
L'Etat irlandais a déjà injecté plus de 46 milliards d'euros (dont 30 milliards pour l'Anglo-Irish Bank) pour voler au secours des banques irlandaises - pour un produit intérieur brut (PIB) de quelque 160 milliards d'euros. Certains spécialistes avancent que l'Irlande aura encore besoin d'injecter quelque 50 milliards d'euros dans son système bancaire pour sortir de la crise.
Le peuple irlandais garde (pour l'instant) son calme légendaire. Pourtant, ça et là, quelques signes de mécontentement se font jour. Le mouvement Occupy Ireland en est le plus visible - surtout animé par des étudiants et quelques jeunes employés. On est encore (très) loin d'une révolution - mais les choses changent doucement.
lundi 16 janvier 2012
Occupy Ireland
Liam Mac an Bhaird, leader du mouvement
Leur but est d'occuper les maisons et appartements laissés vides par la crise et désormais propriété de la NAMA - la banque de défaisance de l'Etat irlandais qui rachète (avec l'argent des contribuables) des milliers de biens abandonnés par les investisseurs, après l'explosion de la bulle immobilière en Irlande.
Le leader du mouvement, Liam Mac an Bhaird, explique vouloir occuper le plus grand nombre possible de ces fameux "quartiers fantômes" (ghost estates) qui ont poussé comme des champignons à travers l'Irlande, pendant les années fastes. Il existerait 400.000 biens immobiliers inoccupés en Irlande, et désormais sans aucune valeur - ce qui ajoute encore à la crise immobilière que traverse le pays.
Liam Mac an Bhaird veut amener le mouvement Occupy à le rejoindre dans sa croisade. Pour lui, il faut s'emparer des bâtiments rachetés par la NAMA, avec l'argent du peuple irlandais, et dénoncer le scandale du renflouement par l'Etat irlandais des banques qui ont prêté des milliards d'euros aux spéculateurs immobiliers, durant le Tigre celtique.
Selon lui, la colère gronde en Irlande. Il affirme voir les classes moyennes venir le soutenir dans son action - classes moyennes qui paient actuellement, via les multiples budgets d'austérité, pour la cupidité des banques et des promoteurs immobiliers.
Le groupe de Mac an Bhaird prévoit une action d'ampleur prochainement afin de mettre les autorités à l'épreuve : occuper un important immeuble au centre de Dublin, récemment racheté par la NAMA.
dimanche 4 décembre 2011
Le Budget 2012 pour l'Irlande au Bundestag
La nouvelle a fait le tour des médias irlandais et britanniques dès la mi-novembre : le Budget pour 2012 de la république d'Irlande a d'abord été donné à lire au Parlement allemand avant d'être soumis aux députés irlandais.
La bombe a été lancée par le très sérieux quotidien national The Irish Times puis rapidement relayée par RTE, la radio-télévision nationale, le Financial Times et la BBC.
Le Budget pour 2012 doit être présenté au Parlement irlandais le 6 décembre et devrait présenter les nouvelles mesures d'austérité prévues par le plan d'aide FMI-UE pour économiser 3, 8 milliards d'euros sur l'année 2012 et 3, 5 milliards d'euros sur 2013. Le Budget devrait également prévoir une hausse de la TVA (21% actuellement) pouvant aller jusqu'à 23%.
Le Irish Times précise qu'un document portant sur la hausse de la TVA a bien été soumis à la Commission des finances du Parlement allemand afin d'y être approuvé.
Le Premier ministre irlandais a répondu aux médias en affirmant "n'avoir aucune idée" sur la façon dont le document s'est retrouvé au Parlement allemand. On avance même l'idée d'une "fuite" dans l'entourage gouvernemental. Les officiels tentent de calmer tout le monde en précisant qu'il ne s'agissait de toute façon que d'un projet.
Tout cela n'est certainement pas fait pour rassurer les Irlandais au sujet de la souveraineté de l'Etat irlandais.
mardi 8 novembre 2011
L'Irlande décryptée par Radio France International
Carrefour de l'Europe, une émission de RFI avec le correspondant du Irish Times à Paris, un professeur de Trinity College à Dublin et un journaliste de Presseurop :
samedi 29 octobre 2011
Nouveau président d'Irlande
Ei l'Irlande a un nouveau président : Michael D Higgins, poète, membre du Labour Party - et 9e président de la République d'Irlande.
mercredi 26 octobre 2011
Elections présidentielles
Demain sera un grand jour : après 14 ans passés à la présidence de la République d'Irlande, Mary McAleese passera la main à l'un des sept candidats actuellement en lice pour le poste suprême.
Sept candidats : du jamais vu en Irlande. Et pas n'importe lesquels ! Parmi eux, on peut noter quelques "cas" :
- David Norris, homosexuel déclaré et assumé (un comble pour un pays qui interdit toujours l'avortement et où il était encore difficile de trouver des préservatifs il y a à peine 15 ans), né au Congo, protestant.
- Martin McGuinness, ancien responsable de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), dont le rôle dans plusieurs meurtres pendant l'époque des "Troubles" reste toujours un sujet délicat à aborder.
- Dana Rosemary Scallon, ancienne chanteuse de pop music et gagnante à l'Eurovision de 1970, anti-divorce, anti-avortement et anti-contraception - et euro-sceptique.
- Michael D. Higgins (plus connu sous le nom de Michael D), poète, membre du Labour Party, ardent défenseur de la République d'Irlande.
- Sean Gallagher, ancien présentateur à la télévision nationale RTE, soutenu par le pouvoir en place pendant près de 20 ans, un des plus jeunes candidats. Il a décidé de ne pas utiliser d'affiches pour sa campagne, estimant que ce n'était que "gaspillage de l'argent du contribuable".
Le scrutin aura lieu demain, jeudi 27 octobre 2011. Les résultats ne seront connus que dans quelques jours, le mode de scrutin en Irlande étant extrêmement compliqué : scrutin "alternatif" quasi-impossible à expliquer pour les non-initiés.
La fonction présidentielle en Irlande relève surtout du rôle de représentation. Le chef de l'Etat est élu pour 7 ans, renouvelable une fois.
Tous les pouvoirs exécutifs sont confiés au Premier ministre (Taoiseach). Le gouvernement gère toutes les affaires de l'Etat et la Chambre des représentants (Dail Eireann, la Chambre basse du Parlement) gère celles du gouvernement.
Ainsi, l'Assemblée choisit le nouveau Premier ministre - qui est alors nommé par le (la) président(e) de la République. Même pour ses discours publics, le chef de l'Etat doit d'abord obtenir l'autorisation du gouvernement.
Le seul pouvoir que la Consitution de 1937 lui reconnaît est celui de refuser de dissoudre l'Assemblée (en cas de désaccord avec le gouvernement). Ce qui oblige alors le Premier ministre à démissionner puisque la Constitution irlandaise lui refuse le droit de rester à son poste s'il perd sa majorité à l'Assemblée.
C'est la première fois qu'autant de candidats se présentent pour la présidence de la République d'Irlande. Les sondages prédisent déjà que trois candidats seraient en tête : Norris, Higgins et enfin Gallagher.
A suivre.
.
Sept candidats : du jamais vu en Irlande. Et pas n'importe lesquels ! Parmi eux, on peut noter quelques "cas" :
- David Norris, homosexuel déclaré et assumé (un comble pour un pays qui interdit toujours l'avortement et où il était encore difficile de trouver des préservatifs il y a à peine 15 ans), né au Congo, protestant.
- Martin McGuinness, ancien responsable de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), dont le rôle dans plusieurs meurtres pendant l'époque des "Troubles" reste toujours un sujet délicat à aborder.
- Dana Rosemary Scallon, ancienne chanteuse de pop music et gagnante à l'Eurovision de 1970, anti-divorce, anti-avortement et anti-contraception - et euro-sceptique.
- Michael D. Higgins (plus connu sous le nom de Michael D), poète, membre du Labour Party, ardent défenseur de la République d'Irlande.
- Sean Gallagher, ancien présentateur à la télévision nationale RTE, soutenu par le pouvoir en place pendant près de 20 ans, un des plus jeunes candidats. Il a décidé de ne pas utiliser d'affiches pour sa campagne, estimant que ce n'était que "gaspillage de l'argent du contribuable".
Le scrutin aura lieu demain, jeudi 27 octobre 2011. Les résultats ne seront connus que dans quelques jours, le mode de scrutin en Irlande étant extrêmement compliqué : scrutin "alternatif" quasi-impossible à expliquer pour les non-initiés.
La fonction présidentielle en Irlande relève surtout du rôle de représentation. Le chef de l'Etat est élu pour 7 ans, renouvelable une fois.
Tous les pouvoirs exécutifs sont confiés au Premier ministre (Taoiseach). Le gouvernement gère toutes les affaires de l'Etat et la Chambre des représentants (Dail Eireann, la Chambre basse du Parlement) gère celles du gouvernement.
Ainsi, l'Assemblée choisit le nouveau Premier ministre - qui est alors nommé par le (la) président(e) de la République. Même pour ses discours publics, le chef de l'Etat doit d'abord obtenir l'autorisation du gouvernement.
Le seul pouvoir que la Consitution de 1937 lui reconnaît est celui de refuser de dissoudre l'Assemblée (en cas de désaccord avec le gouvernement). Ce qui oblige alors le Premier ministre à démissionner puisque la Constitution irlandaise lui refuse le droit de rester à son poste s'il perd sa majorité à l'Assemblée.
C'est la première fois qu'autant de candidats se présentent pour la présidence de la République d'Irlande. Les sondages prédisent déjà que trois candidats seraient en tête : Norris, Higgins et enfin Gallagher.
A suivre.
.
samedi 6 août 2011
Comment va l'Irlande ?
Et l'Irlande dans tout ça ? C'est quand même le premier pays à avoir été mal noté par les "agences de notation". Où en sont les Irlandais ?
Les anciens Celtes avaient coutume de dire (paraît-il) que pour assurer la paix sociale, il fallait payer ses dettes. C'est donc ce que les Irlandais de 2011 s'efforcent de faire. Même si la plupart d'entre-eux n'ont jamais entendu parler de cette histoire d'anciens Celtes et de leur paix sociale.
Toujours est-il qu'ils assument bel et bien les erreurs commises pendant ces dix années de gloire économique qui, après les avoir portés au pinacle du monde merveilleux du libéralisme pur et dur, les a précipités dans les tréfonds de la récession et de son cortège de bulles éclatées.
Baisse des salaires de 14,5 % et aucun départ à la retraite remplacé dans le secteur public, consommation intérieure quasi-nulle, pas de crédit pour les petites entreprises, taux de chômage qui atteint les 14 %... Même le gouvernement donne l'exemple en réduisant les salaires des ministres et des cabinets. Les coupes budgétaires sont drastiques et touchent principalement le secteur social et celui de l'éducation.
Tous les efforts sont mis sur la recherche et l'exportation. Des structures sont mises en place pour favoriser l'essor de ces deux secteurs. De même, le gouvernement vient de décider d'augmenter le salaire minimum de 1 euro - après l'avoir diminué pour le ramener à un taux inférieur à celui de la France. Il est à noter que le salaire minimum en Irlande était bien supérieur au SMIC français pendant toutes ces années de Tigre celtique.
Quant aux banquiers, qui ont mis le pays dans cette situation plus que précaire avec leur politique de crédit à tout va et d'argent facile, ils doivent maintenant payer à leur tour pour les erreurs commises.
Aucun d'entre eux n'est resté à son poste. Certains sont même poursuivis devant la justice. La Banque centrale d'Irlande a un nouveau directeur. Et c'est l'Etat qui assure le fonctionnement de tout le système bancaire irlandais, confronté à d'énormes problèmes de solvabilité.
L'agence de notation Moody's a encore baissé la note de l'Irlande - en précisant que le pays aura bien du mal à revenir sur les marchés en 2013.
Mais les Irlandais y croient encore. Et s'attellent à payer leurs dettes en serrant les dents. Ils ne sont pas du genre à défiler dans les rues en criant à l'injustice - même s'ils y pensent très fort. Ils savent qu'ils ont joué gros pendant l'euphorie irlandaise - et qu'ils ont perdu.
Le temps est venu de payer ses dettes. On est celte ou on ne l'est pas...
Les anciens Celtes avaient coutume de dire (paraît-il) que pour assurer la paix sociale, il fallait payer ses dettes. C'est donc ce que les Irlandais de 2011 s'efforcent de faire. Même si la plupart d'entre-eux n'ont jamais entendu parler de cette histoire d'anciens Celtes et de leur paix sociale.
Toujours est-il qu'ils assument bel et bien les erreurs commises pendant ces dix années de gloire économique qui, après les avoir portés au pinacle du monde merveilleux du libéralisme pur et dur, les a précipités dans les tréfonds de la récession et de son cortège de bulles éclatées.
Baisse des salaires de 14,5 % et aucun départ à la retraite remplacé dans le secteur public, consommation intérieure quasi-nulle, pas de crédit pour les petites entreprises, taux de chômage qui atteint les 14 %... Même le gouvernement donne l'exemple en réduisant les salaires des ministres et des cabinets. Les coupes budgétaires sont drastiques et touchent principalement le secteur social et celui de l'éducation.
Tous les efforts sont mis sur la recherche et l'exportation. Des structures sont mises en place pour favoriser l'essor de ces deux secteurs. De même, le gouvernement vient de décider d'augmenter le salaire minimum de 1 euro - après l'avoir diminué pour le ramener à un taux inférieur à celui de la France. Il est à noter que le salaire minimum en Irlande était bien supérieur au SMIC français pendant toutes ces années de Tigre celtique.
Quant aux banquiers, qui ont mis le pays dans cette situation plus que précaire avec leur politique de crédit à tout va et d'argent facile, ils doivent maintenant payer à leur tour pour les erreurs commises.
Aucun d'entre eux n'est resté à son poste. Certains sont même poursuivis devant la justice. La Banque centrale d'Irlande a un nouveau directeur. Et c'est l'Etat qui assure le fonctionnement de tout le système bancaire irlandais, confronté à d'énormes problèmes de solvabilité.
L'agence de notation Moody's a encore baissé la note de l'Irlande - en précisant que le pays aura bien du mal à revenir sur les marchés en 2013.
Mais les Irlandais y croient encore. Et s'attellent à payer leurs dettes en serrant les dents. Ils ne sont pas du genre à défiler dans les rues en criant à l'injustice - même s'ils y pensent très fort. Ils savent qu'ils ont joué gros pendant l'euphorie irlandaise - et qu'ils ont perdu.
Le temps est venu de payer ses dettes. On est celte ou on ne l'est pas...
lundi 23 mai 2011
Et Obama est arrivé
Barack Obama a fait une visite éclair - et très remarquée - en Irlande, ce lundi 23 mai 2011.
Arrivé à 9 h 30 à l'aéroport de Dublin, il s'est empressé de rendre visite à Marie McAleese, présidente de la république irlandaise. Puis, il s'est brièvement arrêté à l'ambassade des Etats-Unis à Dublin d'où il a failli ne jamais repartir - sa voiture blindée étant restée coincée sur le dos d'âne de la sortie :
L'histoire ne dit pas comment les gardes ont réussi à débloquer la situation, mais toujours est-il qu'il a réussi à rallier Moneygall, comté Offaly, dans la foulée.
Moneygall ? Un carrefour avec trois magasins, quelques pubs et une poignée de maisons aux peintures refaites pour l'occasion. Pourquoi Moneygall ? C'est là que l'arrière-arrière-arrière grand-père de Barack Obama est né, au 19e siècle - avant d'en partir pour les Etats-Unis.
Et c'est là que Barack et Michelle se sont initiés à la pinte de Guinness - avec les (lointains) cousins :
Puis le couple présidentiel est reparti sur Dublin - pour y rencontrer le gouvernement irlandais et l'assurer du soutien du peuple américain.
Enfin, le président des Etats-Unis d'Amérique s'est adressé à quelque 60.000 Irlandais venus l'écouter en agitant leurs petits drapeaux américains.
Arrivé à 9 h 30 à l'aéroport de Dublin, il s'est empressé de rendre visite à Marie McAleese, présidente de la république irlandaise. Puis, il s'est brièvement arrêté à l'ambassade des Etats-Unis à Dublin d'où il a failli ne jamais repartir - sa voiture blindée étant restée coincée sur le dos d'âne de la sortie :
L'histoire ne dit pas comment les gardes ont réussi à débloquer la situation, mais toujours est-il qu'il a réussi à rallier Moneygall, comté Offaly, dans la foulée.
Moneygall ? Un carrefour avec trois magasins, quelques pubs et une poignée de maisons aux peintures refaites pour l'occasion. Pourquoi Moneygall ? C'est là que l'arrière-arrière-arrière grand-père de Barack Obama est né, au 19e siècle - avant d'en partir pour les Etats-Unis.
Et c'est là que Barack et Michelle se sont initiés à la pinte de Guinness - avec les (lointains) cousins :
Puis le couple présidentiel est reparti sur Dublin - pour y rencontrer le gouvernement irlandais et l'assurer du soutien du peuple américain.
Enfin, le président des Etats-Unis d'Amérique s'est adressé à quelque 60.000 Irlandais venus l'écouter en agitant leurs petits drapeaux américains.
mercredi 18 mai 2011
Et la reine est venue...
L'Irlande est en train de vivre quatre jours historiques. Quatre jours qui paraissaient impossibles, voici encore quelques années.
La Reine d'Angleterre est en visite officielle en Irlande. L'ex-colonie reçoit en grande pompe le monarque d'un pays qui l'a brimée pendant tant de siècles.
Il s'agit d'un événement exceptionnel, chargé de symboles tant historiques que politiques. Il s'agit tout simplement de la première visite officielle d'un monarque britannique depuis l'indépendance de l'Irlande, en 1922.
Hier, Elizabeth II s'est rendue au Memorial of Remembrance, où les noms des héros pour l'indépendance irlandaise sont inscrits en lettres d'or.
Le Irish Times du jour relate ce moment - un moment tant attendu par les Irlandais.
L'atmosphère est lourde. Le silence empli d'émotion : "Une fanfare militaire irlandaise a entonné le "God save the Queen" ; et une cohorte de vieux fantômes, chers et gentils, fiers et austères, s'est levée et a entouré une petite dame âgée, habillée d'un joli ivoire, sage, se tenant debout, en hommage, devant une sculpture inspirée de la légende des Children of Lir et par le poème de Yeats : Easter 1916 : A Terrible Beauty is Born"
Puis, la Reine a déposé une gerbe de fleurs devant le monument. Et la minute de silence qui a suivi a été, selon la journaliste du Irish Times, d'une telle intensité que "peu parmi les présents pourront l'oublier".
Elle poursuit :"Un peu après, quelques vieux cyniques ont confessé avoir, eux-mêmes, été surpris par la profondeur de leurs propres émotions, en ces moments chargés d'Histoire".
Enfin, les tambours ont roulé tandis que le drapeau de la république d'Irlande était hissé, au son de l'hymne national irlandais.
Tout était fini.
La Reine d'Angleterre est en visite officielle en Irlande. L'ex-colonie reçoit en grande pompe le monarque d'un pays qui l'a brimée pendant tant de siècles.
Il s'agit d'un événement exceptionnel, chargé de symboles tant historiques que politiques. Il s'agit tout simplement de la première visite officielle d'un monarque britannique depuis l'indépendance de l'Irlande, en 1922.
Hier, Elizabeth II s'est rendue au Memorial of Remembrance, où les noms des héros pour l'indépendance irlandaise sont inscrits en lettres d'or.
Le Irish Times du jour relate ce moment - un moment tant attendu par les Irlandais.
L'atmosphère est lourde. Le silence empli d'émotion : "Une fanfare militaire irlandaise a entonné le "God save the Queen" ; et une cohorte de vieux fantômes, chers et gentils, fiers et austères, s'est levée et a entouré une petite dame âgée, habillée d'un joli ivoire, sage, se tenant debout, en hommage, devant une sculpture inspirée de la légende des Children of Lir et par le poème de Yeats : Easter 1916 : A Terrible Beauty is Born"
Puis, la Reine a déposé une gerbe de fleurs devant le monument. Et la minute de silence qui a suivi a été, selon la journaliste du Irish Times, d'une telle intensité que "peu parmi les présents pourront l'oublier".
Elle poursuit :"Un peu après, quelques vieux cyniques ont confessé avoir, eux-mêmes, été surpris par la profondeur de leurs propres émotions, en ces moments chargés d'Histoire".
Enfin, les tambours ont roulé tandis que le drapeau de la république d'Irlande était hissé, au son de l'hymne national irlandais.
Tout était fini.
mercredi 13 avril 2011
Energies renouvelables en Irlande
L'Irlande a beau être en crise (financière, économique et on en passe), elle continue à voir (et à penser) loin.
L'Etat irlandais s'est engagé dans une politique sur l'environnement et l'énergie - visant à donner une plus grande autonomie, à long terme, au pays.
Bien sûr, la première source énergétique qui vient à l'esprit quand on pense à l'Irlande est... le vent. Et de fait, des champs d'éoliennes commencent à parsemer le paysage irlandais - et on peut également en apercevoir quelques-unes au large de la mer d'Irlande.
Voici un extrait des Bulletins Electroniques de février 2011 résumant la situation en matière d'énergies renouvelables du pays :
"Trois rapports portant sur l'état de l'énergie et de l'environnement en Irlande ont récemment été publiés par 3 organismes différents : Eirgrid (l'entreprise d'état pour l'énergie électrique), SEAI (Sustainable Energy Authority Ireland) et ESRI (The Economic and social Research Institute).
Il ressort de ces rapports que l'Irlande serait en bonne voie pour réaliser son objectif de produire 40% de son électricité à partir d'énergies renouvelables d'ici 2020, avec une augmentation de la contribution de l'éolien de 28% par an entre 2005 et 2009.
En cas de réussite, son pourcentage d'énergie éolienne dans la demande en électricité serait le plus élevé d'Europe. Ces rapports soulignent que l'Irlande possède des ressources inexploitées parmi les plus favorables au monde en matière d'énergies renouvelables, ce qui, d'après le ministre de l'énergie, devrait permettre à l'Irlande d'être ambitieuse et de dépasser ses objectifs nationaux afin d'atteindre un niveau où elle sera en mesure d'exporter.
Cependant, l'un des rapports met en doute la capacité de l'Irlande à réaliser ses objectifs pour 2020 en termes de diminution d'émission de CO2, si elle n'a pas recours au dispositif communautaire d'échange de quotas d'émissions.
En effet, si la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables est en bonne voie, leur utilisation dans les autres secteurs semble stagner.
Mais l'Irlande, dont la croissance du renouvelable à augmenté de 15% entre 2005 et 2009, fait montre de sa volonté de devenir leader dans ce secteur en signant avec 9 autres pays européens un mémorandum d'accord pour le projet "Super-Grid", pour lequel elle devrait piloter avec le Royaume-Unis l'un des 3 ateliers de travail intitulé "Market and Regulatory issues".
Ce projet a pour objectif de créer un réseau électrique commun au Nord de l'Europe afin de transmettre des énergies provenant de sources renouvelables intermittentes comme les vagues ou le vent."
Enfin, un peu de positif dans un pays traversé actuellement par un épais nuage de "gloom and doom".
Un pays résolument opposé à l'énergie nucléaire - et qui s'est battu bec et ongles contre ses voisins britanniques (encore) au sujet de la centrale de Sellafield.
vendredi 18 mars 2011
Le bol de shamrock et le cousin
Le nouveau Premier ministre irlandais, Enda Kenny, est donc allé porter son bol de shamrock au cousin américain - Barack Obama.
Pour ceux qui doutaient du bien-fondé d'un tel voyage à Washington en ces temps d'austérité, Enda Kenny a rapporté un petit cadeau-surprise de son séjour américain : l'annonce d'une visite officielle du président des Etats-Unis en Irlande. En mai prochain.
Les Irlandais sont aux anges. Pensez : Barack Obama au printemps et la reine d'Angleterre en été.
Certains se posaient certes des questions sur le coût de la visite royale en terre irlandaise (surtout en matière de sécurité)... mais Barack, c'est autre chose.
C'est un cousin, après tout. N'a-t-il pas déclaré à propos de son futur voyage en Irlande : " Je pense que je ne me rendrai pas seulement sur les lieux les plus célèbres, mais aussi au village de Moneygall, là d'où vient mon arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père" ?
En tout cas, cette visite fait l'effet d'un énorme coup de pouce à la nation irlandaise tout entière.
Nation qui semble se réveiller en sursaut devant les difficultés à surmonter. Car, chose rarissime même pour la Saint-Patrick, ils étaient bel et bien 500.000 Irlandais dans les rues de Dublin, hier, à s'unir sur le chemin de la Grande Parade de Dublin.
lundi 7 mars 2011
La Reine en Irlande
Les Irlandais font leur révolution en votant contre le parti-roi Fianna Fail, majoritaire dans le pays depuis les années 1930 ?
Le nouveau vainqueur Fine Gael mène des pourparlers difficiles en vue d'une coalition avec le Labour Party pour diriger la république d'Irlande ?
Qu'a cela ne tienne. Les Anglais, eux, annoncent tranquillement que leur reine viendra rendre visite à ses anciens sujets - cet été.
On peut dire que les Anglais ont le sens du timing. Bon, d'accord, Buckingham Palace répond ainsi à l'invitation de la présidente de la république d'Irlande, Mary McAleese - qui tient absolument à cette visite "pour rapprocher les deux pays".
C'est la première fois qu'un monarque britannique mettra le pied sur le sol irlandais depuis l'indépendance de l'Irlande en 1922.
Il se dit même que la reine pourrait prononcer son discours officiel au château de Dublin - ancien symbole du pouvoir britannique en Irlande et actuel siège du gouvernement irlandais.
Du coup, on en oublie (presque) la crise économique et financière qui secoue le pays. Mais, n'est-ce pas, il faut bien faire plaisir aux voisins qui viennent de vous accorder un prêt sonnant et trébuchant - pour vous aider à sortir de l'ornière dans laquelle vous vous êtes si joyeusement fourrés.
Quelques citoyens râlent bien un peu au sujet du coût d'un tel voyage (surtout en terme de sécurité, d'ailleurs) et le Sinn Fein fait bien remarquer qu'une telle visite est "prématurée", mais la pilule semble plutôt bien passer.
Il faut dire que la Saint-Patrick approche - et on commence à se demander s'il ne vaudrait pas mieux pour les finances du pays que (une fois n'est pas coutume) Barack Obama vienne en Irlande pour la traditionnelle remise de bol de shamrock.
Alors, la Reine...
Le nouveau vainqueur Fine Gael mène des pourparlers difficiles en vue d'une coalition avec le Labour Party pour diriger la république d'Irlande ?
Qu'a cela ne tienne. Les Anglais, eux, annoncent tranquillement que leur reine viendra rendre visite à ses anciens sujets - cet été.
On peut dire que les Anglais ont le sens du timing. Bon, d'accord, Buckingham Palace répond ainsi à l'invitation de la présidente de la république d'Irlande, Mary McAleese - qui tient absolument à cette visite "pour rapprocher les deux pays".
C'est la première fois qu'un monarque britannique mettra le pied sur le sol irlandais depuis l'indépendance de l'Irlande en 1922.
Il se dit même que la reine pourrait prononcer son discours officiel au château de Dublin - ancien symbole du pouvoir britannique en Irlande et actuel siège du gouvernement irlandais.
Du coup, on en oublie (presque) la crise économique et financière qui secoue le pays. Mais, n'est-ce pas, il faut bien faire plaisir aux voisins qui viennent de vous accorder un prêt sonnant et trébuchant - pour vous aider à sortir de l'ornière dans laquelle vous vous êtes si joyeusement fourrés.
Quelques citoyens râlent bien un peu au sujet du coût d'un tel voyage (surtout en terme de sécurité, d'ailleurs) et le Sinn Fein fait bien remarquer qu'une telle visite est "prématurée", mais la pilule semble plutôt bien passer.
Il faut dire que la Saint-Patrick approche - et on commence à se demander s'il ne vaudrait pas mieux pour les finances du pays que (une fois n'est pas coutume) Barack Obama vienne en Irlande pour la traditionnelle remise de bol de shamrock.
Alors, la Reine...
lundi 14 février 2011
Une (autre) bonne nouvelle... pour les banques.
"Lenihan [le ministre irlandais des finances] reporte l'injection de 10 milliards d'euros dans les banques après les élections", proclame le Irish Times daté du 10 février.
Le plan de sauvetage des banques irlandaises qui, pour le moment, est doté de 50 milliards d'euros, devrait ainsi être renfloué après le 25 février prochain, date des prochaines élections générales.
Deux semaines avant le scrutin qui devrait anéantir le parti majoritaire de la coalition actuellement au pouvoir, le Fianna Fáil (jugé largement responsable de la catastrophe économique irlandaise), Mr. Lenihan fait ainsi un cadeau empoisonné à l'opposition et son futur gouvernement.
Le ministre a affirmé que la décision d'attendre la fin des élections générales avait été prise en accord avec l'Union europénne, le FMI et la BCE.
Il a déclaré : "J'applique la pratique constitutionnelle. Les choses seraient différentes si le gouvernement n'avait pas perdu sa majorité".
Les 10 milliards d'euros "devraient être prélevés sur le Fonds national des retraites", rappelle le Irish Times.
Haut les coeurs.
Source : Irish Times et Presseurop
Le plan de sauvetage des banques irlandaises qui, pour le moment, est doté de 50 milliards d'euros, devrait ainsi être renfloué après le 25 février prochain, date des prochaines élections générales.
Deux semaines avant le scrutin qui devrait anéantir le parti majoritaire de la coalition actuellement au pouvoir, le Fianna Fáil (jugé largement responsable de la catastrophe économique irlandaise), Mr. Lenihan fait ainsi un cadeau empoisonné à l'opposition et son futur gouvernement.
Le ministre a affirmé que la décision d'attendre la fin des élections générales avait été prise en accord avec l'Union europénne, le FMI et la BCE.
Il a déclaré : "J'applique la pratique constitutionnelle. Les choses seraient différentes si le gouvernement n'avait pas perdu sa majorité".
Les 10 milliards d'euros "devraient être prélevés sur le Fonds national des retraites", rappelle le Irish Times.
Haut les coeurs.
Source : Irish Times et Presseurop
jeudi 3 février 2011
L'espion venait du (grand) froid
Un diplomate russe vient d'être invité, très officiellement, à quitter l'Irlande sur le champ. Les autorités irlandaises ont tenu à réagir promptement après la découverte d'un trafic de passeports irlandais, utilisés par des espions basés aux Etats-Unis.
Le ministère irlandais des affaires étrangères a affirmé que "les activités des services secrets russes liées au trafic de passeports irlandais et à l'usurpation effective de l'identité de six citoyens irlandais [dont un couple du Donegal] sont absolument inacceptables".
Le secrétaire général du ministère a, de ce pas, informé l'ambassadeur de Russie en Irlande que les accréditations officielles du diplomate fautif prenaient fin à compter de ce jour et que le-dit diplomate devait avoir quitté le territoire irlandais dans les temps indiqués.
Le gouvernement irlandais a conclu en "espérant que le pénible incident sera rapidement oublié et que les relations entre l'Irlande et la Fédération russe se poursuivront à l'avenir".
La Russie a aussitôt répliqué en clamant haut et fort que des mesures de représailles seront prises à l'encontre de l'Irlande.
Les espions de tous pays apprécient grandement les passeports irlandais - en raison du statut de neutralité de l'Irlande.
En juin dernier, le gouvernement irlandais avait déjà dû demander à Israel de rappeler un membre de son ambassade à Dublin, après le meurtre d'un officier du Hamas à Dubai par des agents à passeports irlandais.
mercredi 26 janvier 2011
Le rêve irlandais... c'est fini.
Steve Bell, dessinateur britannique, chroniqueur au Guardian.
"BCE FMI
Nous promettons de préserver les banques et les créditeurs de l'Etat au prix de vos boulots pour le temps que cela prendra" ©Steve Bell 2010 Huit ministre qui quittent le gouvernement en dix jours. Le parti des Verts qui claque avec fracas les portes de la coalition gouvernementale, jurant qu'on ne les y reprendra plus.
Un Premier ministre, Brian Cowen, qui démissionne de son poste de chef de file du parti Fianna Fail, le parti au pouvoir depuis plus de vingt ans.
Des élections générales anticipées, annoncées d'abord pour le 11 mars puis avancées au 25 février - vu l'état de catastrophe généralisée du pays.
Un budget d'austérité puissance 1000 à faire adopter par le parlement en urgence. Y compris par les partis d'opposition qui risquent bien de se retrouver au pouvoir après ces sus-dites élections générales.
Et de se retrouver donc, avec des mesures de rigueur à appliquer à un pays peu enclin à payer plus d'impôts pour gagner toujours moins d'argent.
Et avec tout ça, un sentiment d'amertume et de honte à l'idée d'avoir perdu une souveraineté nationale durement acquise après l'indépendance du pays, en 1922. La jeune république d'Irlande (proclamée en 1949) ne se remet toujours pas du coup du FMI et de la BCE.
Quant à la crise économique qui n'en finit pas de ronger le pays... on n'en parle même pas.
lundi 15 novembre 2010
Crise ? Qu'ils mangent du fromage !
C'est la crise ? Le budget d'austérité (dévoilé en décembre) sera terrifiant ? Qu'importe ! Les Irlandais pourront toujours manger du fromage - irlandais, bien sûr.
C'est ce qu'a fièrement claironné, la semaine dernière, le gouvernement irlandais en annonçant qu'une cinquantaine de tonnes de cheddar irlandais sera distribuée, pour Noél, aux plus démunis.
"Free cheese for the needy", a ainsi triomphé le ministre de l'Agriculture, Brendan Smith, alors qu'il refusait d'annoncer la date de publication du plan d'austérité - qui doit s'étaler sur quatre ans.
Selon le Irish Times, le gouvernement retarderait cette publication en raison de l'élection législative partielle du 25 novembre. Mais ce n'est, of course, qu'une supposition.
L'Irlande, dont le déficit atteindra cette année 32 p.cent du PIB grâce au programme de renflouement des banques, prévoit six milliards d'euros de réductions de dépenses et de hausse d'impôts dans le budget 2011. Le gouvernement irlandais veut ainsi ramener le déficit public à environ 9,5 p.cent du PIB.
En résumé, les Irlandais n'ont pas à se plaindre puisqu'ils auront toujours du cheddar pour Noél.
Comme le Irish Times le souligne, quelqu'un, au gouvernement, a donc pensé, d'un seul coup d'un seul, que, bon sang mais c'est bien sûr... Marie-Antoinette ! "Jesus... cheesus... cheeses... cheese... that’s it. Cheese! Let them eat cheese!"
Et la journaliste du Irish Times de conclure : "Et s'il y avait eu aussi du vin gratuit dans la distribution - ce qu'il n'y a pas - l'expert "vin" du Irish Times vous aurait recommandé un verre de chateauneuf-du-pape pour accompagner votre cheddar Coalition."
mardi 2 novembre 2010
Grèves de France vues d'Irlande
Les grèves en France sont et resteront toujours un mystère pour la plupart des Irlandais.
Les grands medias de la République s'efforcent d'en rendre compte en toute impartialité mais, parfois, leurs chroniqueurs laissent échapper une opinion que la grande majorité de leurs concitoyens partagent - et avec eux une partie des Anglo-Saxons de par le monde.
Ainsi, le Sunday Business Post a publié, ce week end, une chronique de Jennifer O'Connell dans laquelle elle décrit les grèves françaises comme de simples manifestations d'émotions et de theâtralité. Des manifestations qui prennent l'allure, chez certains dit-elle, d'une addiction.
Elle poursuit en rappelant que chaque jour de grève coûte au pays plusieurs millions d'euros et finit par se demander si le résultat en vaut bien la chandelle.
Sa conclusion : les Irlandais ont bien raison de ne pas suivre cet exemple et ont bien assez à faire avec le remboursement des dettes de leurs banques et de celle de l'Etat !
Une conclusion somme toute assez "irlandaise"...
Les grands medias de la République s'efforcent d'en rendre compte en toute impartialité mais, parfois, leurs chroniqueurs laissent échapper une opinion que la grande majorité de leurs concitoyens partagent - et avec eux une partie des Anglo-Saxons de par le monde.
Ainsi, le Sunday Business Post a publié, ce week end, une chronique de Jennifer O'Connell dans laquelle elle décrit les grèves françaises comme de simples manifestations d'émotions et de theâtralité. Des manifestations qui prennent l'allure, chez certains dit-elle, d'une addiction.
Elle poursuit en rappelant que chaque jour de grève coûte au pays plusieurs millions d'euros et finit par se demander si le résultat en vaut bien la chandelle.
Sa conclusion : les Irlandais ont bien raison de ne pas suivre cet exemple et ont bien assez à faire avec le remboursement des dettes de leurs banques et de celle de l'Etat !
Une conclusion somme toute assez "irlandaise"...
Inscription à :
Articles (Atom)










